Le magasin des suicides

Gros manque d’inspiration aujourd’hui –Ça devient récurrent… Et agaçant !– C’est peut-être dû au temps bizarre, à la fatigue ou au “j’en-ai-marre-j’veux-bosser !!”. En tout cas, vu qu’il ne se passe pour ainsi dire quasiment rien de passionnant dans ma vie, je ne vais pas vous abrutir avec les progrès considérables de mon Rasti-Foin tous les jours, je ne peux pas épiloguer 15 jours sur le fait que le cerisier chez mes parents donne des cerises merveilleusement bonnes, et je ne veux pas vous refiler tous mes textes, là, comme ça, de but en blanc. J’aime amener les choses, moi madame –Ah, non, finalement, évitons de parler de “madame”, ça va m’agacer…– !

Du coup, aujourd’hui, je vous présente un petit bouquin chouette que j’ai relu pour la seconde fois. La première fois, c’était en Juin 2008. Pour vous re-situer les choses, j’avais emménagé peu de temps avant chez le futur papa du Rasti-Prout et j’avais des horaires super nuls qui me permettaient de m’ennuyer ferme toute la matinée et de rentrer crevée après le boulot à environ plus ou moins 23h30. Bon, ok, ça m’a aussi permis d’arracher du papier peint, de faire du ménage, de coller du papier peint, de peindre les plinthes, de faire du ménage, de ranger les cartons, de faire du ménage, etc. –Pour ensuite courir me faire insulter par des clients révoltés à qui on n’a rien le droit de répondre. En gros, mes journées étaient plus qu’enrichissantes !

À ce moment-là, j’écoutais beaucoup Jack Johnson et son album Brushfire Fairytales. Arrivée à la fin du bouquin –Rassurez-vous, je ne vous dirais pas ce qu’il se passe…-, je suis aussi parvenue à la fin de l’album. Et oui, j’avoue, j’ai chialé tout ce que je pouvais lâché quelques larmes –Pas trop, hein, j’suis pas une nulle, moi ! Hum… Passsons…

Samedi matin, je suis allée voir ma coiffeuse favorite –Qui, au passage, m’a encore demandé des nouvelles de mon “ami”… Heu… On se calme, okay ?!– Ça faisait un peu plus de trois mois que je n’y étais pas allée… Juste avant la naissance du Rasti-Foin en fait –C’est vous dire le temps incroyable que je prends pour moi ces derniers temps…-. Mais comme je sais que c’est “sans rendez-vous”, j’avais prévu le coup ! J’ai emporté un bouquin pas trop gros et pas prise de tête ! J’ai nommé : Le Magasin des Suicides, de Jean Teulé.

Jean Teulé a plusieurs facettes : acteur, scénariste, bédéiste –Je ne sais pas trop comment on dit “auteur de BD”…-, il se consacre désormais essentiellement à l’écriture de romans, tels que Les Lois de la Gravité, Ô Verlaine ! ou Darling. Il écrit Le Magasin des Suicides en 2007 à 54 ans. Dans ce court roman de 157 pages au format poche, Jean Teulé nous raconte la vie d’une famille, les Tuvache, et de leur magasin un peu particulier dont la devise est la suivante :

“Vous avez raté votre vie ? Avec nous, vous réussirez votre mort !”

En gros, dans la famille, il y a le père, Mishima, la mère, Lucrèce, le premier fils, Vincent –en l’honneur de Van Gogh, peintre suicidé-, la fille, Marilyn –en référence à Monroe… Suicidée aussi– et le petit dernier, Allan, qui va venir chambouler le petit monde tranquille et morbide de ses aînés, à coup de grands sourires et de pensées optimistes. De l’humour noir, de la tendresse, un vrai régal !

Photo : Mister Kovacs sur Deviantart  

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