La semaine où j’ai osé refusé deux CDI…

Vous avez bien lu mon titre. J’ai refusé deux CDI en moins d’une semaine…

C’était il y a peu… Via le magnifique site de P*le Empl*i, j’ai répondu à deux annonces.

La première, c’était pour remplir les fonctions de distributrice de presse gratuite. Environ 1h30 de taff’ par jour, du lundi au vendredi, soit 7h30 hebdo. Payée le SMIC. –je vous vends du rêve, là, hein ?– J’avoue que je n’étais pas chaude du tout à la base, mais quand on a besoin de thunes… J’ai envoyé mon CV et une opératrice de la boîte m’a rappelée quasi-illico. Une équipe de recruteurs passait dans le coin deux jours plus tard. OK. Je me rends au point de rendez-vous, et de loin, j’aperçois une bande d’hurluberlus recouverts de ponchos verts s’agiter dans tous les sens, des journaux dans les mains et les zygomatiques tendus comme jamais. C’est bien simple, je pense que tous ont eu des courbatures au bout de seulement sept minutes et treize secondes. –Par chez moi, les gens sont tellement peu habitués à sourire que le moindre frémissement des pommettes leur provoque une tendinite de la joue et les colle en arrêt maladie pour les trois semaines suivantes.– Je me dirige vers la voiture blanche qui sert de “bureau d’entretien”, je serre la main à un grand costaud qui se la pète sévère et me tutoie direct. Je suis ouverte, hein… Mais je viens passer un entretien, pas faire un concours de blagues, mon grand. Et là, ce n’est pas un concours de blagues qu’il me propose, mais bel et bien un essai, là comme ça en direct, pour voir si je “colle au poste”. Oui. Pour tendre un journal à un passant, il faut passer une épreuve à l’embauche. Nous noterons au passage que j’ai quelques années d’expérience en contact avec la clientèle, accueil, renseignement, etc… Que c’est noté sur mon CV. Et que je n’ai rien à prouver à personne. Oui, c’est prétentieux. N’empêche que j’ai dit que le poste ne m’intéressait pas et que je me suis barrée.

1er refus de taff’.

J’ai décroché un entretien pour bosser dans un magasin de fringues trop-top-mode-hype dans le petit centre commercial à dix minutes à pinces de chez moi. Je n’étais pas plus motivée que ça, mais bon… Pour un CDD, ça remplit les caisses et le frigo, et ça m’évite l’expulsion par mon proprio. Le rendez-vous a été repoussé au lendemain une fois. Pas grave, je ne suis plus à un jour près ! Le jour J donc, je me pointe au rendez-vous avec un peu d’avance, espérant qu’on pourra me prendre quand même. Non seulement on ne pouvait pas me prendre en avance, mais en plus, puisqu’il y avait la visite d’un boss régional, on ne pouvait me recevoir qu’une demie-heure après l’heure prévue pour l’entretien. Trop juste pour rentrer chez moi, je file dans ma librairie favorite faire pleurer mes yeux devant des bouquins que je ne pourrais pas m’acheter avant un moment pour cause de budget plus que serré. Je me pointe cette fois-ci avec presque cinq minutes de retard sur le nouvel horaire, en me disant qu’on ne m’en tiendra pas rigueur. Non seulement on ne m’en a pas tenu rigueur, mais on m’a fait encore poireauter dans le magasin -”Je vous laisse faire le tour, en attendant…”– parce que le grand-manitou-régional ne bougeait pas son popotin et n’avait pas l’air pressé de plier bagage. Bon, finalement, après plus d’une demie heure a errer sans but entre les T-shirts fluos et les jeans pré-troués mais pas complètement, histoire que ça fasse pas trop usé mais un peu quand même genre t’as pas l’impression de te faire niquer en déboursant 70€ pour un futal destroy que tu devras changer dans moins de trois mois, la gérante m’a enfin faite entrer dans son bureau. J’ai posé la question fatale : “C’est un CDD jusqu’à quand ?” –c’était pas dit dans l’annonce…- Elle m’a répondu : “C’est un longue durée et ensuite, vous passez en CDI et vous serez mobile.” Dommage… On a quand même discuté une demie-heure. Mais j’ai refusé son poste. Elle m’appelle si elle a un besoin ponctuel, parce qu’elle aurait bien aimé m’avoir dans son équipe.

Le truc, c’est que je veux reprendre une formation. Que je ne sais pas trop quand ça va tomber. Et que je ne veux pas m’engager “en attendant” dans un emploi longue durée ou un CDI si c’est pour filer ma démission, être radiée de P*le Empl*i et que la même merde saperlipopette me retombe dessus, genre foirer ma formation, être obligée pour je-ne-sais-quelle-raison de l’interrompre… Ben c’est pas la peine ! Comme on dit, “chat échaudé… Miaou.”

Photo : Agentsurf sur Deviantart.

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