Rendez-vous manqués

Mardi, à 13h30, j’avais rendez-vous avec mon conseiller P*le Empl*i. Nous l’appellerons Jess.

J’ai pris le tram pour m’y rendre. Comme prévu, il y avait une interruption de la ligne et j’ai donc pris une navette pour rejoindre l’arrêt suivant plus rapidement. Sauf que. Je ne suis pas descendu au bon endroit. Entendez bien, je suis bien descendue du bus à l’arrêt suivant, mais ce n’était pas le bon arrêt. Ces andouilles qui gèrent les transports en commun ne se sont pas dit que ça serait bon d’informer les usagers que le reste du trajet avait été un peu chamboulé et que les arrêts n’étaient pas desservis dans l’ordre.

Après un moment de panique, j’ai retrouvé l’arrêt de tram le plus proche et j’ai longé la voie pendant une demie-heure. Je suis arrivée avec 25 minutes de retard à l’agence P*le Empl*i.

Nénette de l’accueil : Ben, on va pas pouvoir vous prendre maintenant, hein…

Moi : Z’avez pas vraiment le choix, en fait. Je suis en retard ok, mais vous allez me caser pendant une des cinq pauses café de Jess, sinon ça va chier.

Nénette de l’accueil : Mais pourquoi vous êtes en retard d’abord ??

Moi : Parce que j’ai voulu me la jouer écolo et prendre les transports en commun. Moralité, ça fait une demie-heure que je marche, j’en ai plein les pattes et je ne bougerai pas d’ici tant que je n’aurais pas vu Jess, okayy ??

Nénette de l’accueil : Si la personne qui a rendez-vous après vous ne se présente pas, vous passerez à sa place. Sinon, il faudra prendre un autre rendez-vous.

Moi : Il paraît qu’on peut voir son conseiller sans rendez-vous, alors voilà. Si la personne qui a rendez-vous après moi se présente, je demande à voir mon conseiller sans rendez-vous. *grand sourire*

Ouaip, j’avoue, j’étais dans mon tort. Mais ça faisait plus d’une heure que j’étais partie de chez moi, pour voir un mec qui de toute façon ne pourrait pas m’aider, et en plus, ça fait plus de trois mois que P*le Epml*i me prend pour une nèfle. Alors voilà.

Dix minutes plus tard, Jess débarquait dans la salle d’attente :

Jess : Mademoiselle Laboulette, s’il vous plait ?

Moi : OUUIIIIIIIIIIIIIIIIIIII !!! C’EST MOAAAAAAAAAAAAAA !!! J’ARRIIIIIIVE !!

Et nous voilà partis, l’un derrière l’autre, moi me prenant les pieds dans le plan incliné juste avant d’accéder à la partie “bureaux d’entretiens” de l’agence…

Jess n’a pas su m’expliquer pourquoi on m’avait compté présente à un entretien personnalisé le 13 Septembre dernier, alors qu’à cette date-là, j’étais tout bonnement à l’école, en train de m’éclater au cours de mon après-midi d’intégration. Il a modifié ma fiche, en mettant que je veux désormais reprendre une formation en alternance, que je cherche mais ne trouve que dalle, que lui-même n’a rien à me proposer et que, quand même, c’est un peu la loose. –Le tout avec plein de fautes d’orthographe, d’accord et de grammaire, mais je l’ai laissé faire, un ptit sourire en coin. Je suis une connasse, je sais.

Il m’a confirmé que j’avais le droit de re-signé un contrat d’apprentissage malgré mon âge et que ce serait un “contrat d’apprentissage adulte” –‘Tain, je me sens vieille !-, mais que j’avais quand même plutôt intérêt à signer un contrat de professionnalisation, parce que financièrement c’est plus avantageux. J’ai ri. Il n’a pas compris. Je lui ai dit que je vivais actuellement avec moins de 700€ par mois. Il a soupiré et s’est trouvé con. J’ai dit : “Rassurez-vous, je le prends avec le sourire. Il me reste au moins ça.” Il s’est trouvé encore très con.

Je lui ai raconté que j’avais passé un entretien il y a une semaine. Que j’attendais une réponse fin de semaine. Que ça s’était très bien passé. Que le gars était enchanté. Que son entreprise était toute jeune, marchait super bien, et m’intéressait au plus haut point. Que c’était une question de financement, mais que ça devrait normalement le faire. Que l’école était très confiante pour moi. Que moi aussi je l’étais graaaaaaaaaave. –Que je ne voulais pas vous en parler parce qu’au fond de mon petit cœur, je ne voulais pas trop m’emballer pour ne pas lui faire trop mal, à mon cœur, si c’est un “non” qui tombait

Je lui ai aussi raconté qu’une deuxième entreprise devait me recontacter dans la semaine, pour normalement fixer un rendez-vous, mais que pour l’instant je n’avais pas de nouvelles. Que je croisais les doigts. Que beaucoup de gens avaient des crampes aux fesses à force de les serrer pour moi.

Il m’a souhaité bonne chance, m’a filé son adresse mail pour que je le tienne informé, m’a dit de garder mon sourire et mon attitude positive. M’a souhaité bon courage et bon retour.

16h, mon portable a sonné. Je ne suis pas prise dans cette chouette entreprise que ça aurait été trop bien.

J’attends des news de l’autre entreprise, pour peut-être décrocher un rendez-vous. Le rendez-vous de la dernière chance. Ne serrez plus les fesses, ça n’a servi à rien pour l’instant, faîtes comme moi : attendez et ne vous fatiguez plus, c’est pas parce que vous vous exciterez que les choses bougeront plus vite.

Photo : Gomit sur Deviantart.

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