Des choix et des hommes

Ce week-end a été placé sous le signe du cinéma. Vendredi soir, avec Dex, nous sommes allés voir Le Prénom. Samedi soir, c’est en solo que j’ai visionné Detachment

Le Prénom, c’est un film français réalisé par Alexandre (de La Patellière) et Matthieu (Delaporte). On y retrouve Patrick (Bruel), Valérie (Benguigui), Charles (Berling), Guillaume (de Tonquédec) et Judith (El Zein). Le topo est simple : Vincent et Ana attendent un enfant, et se rendent chez la sœur de Vincent pour un repas en famille. En attendant l’arrivée d’Ana, retardée par un rendez-vous d’affaire, Vincent annonce à ses hôtes et son ami d’enfance le prénom choisi pour leur bébé. Un prénom… un peu spécial qui n’est pas du goût de tous. La situation explose, les masques tombent, des vérités font surface, le tout avec beaucoup d’humour. Jusqu’à la fin du film, qui ne sera pas sans me rappeler les circonstances de ma propre naissance…Perso, j’ai adoré le côté théâtral de la mise en scène –rappelons qu’à la base, il s’agit bien d’une pièce de théâtre– et le jeu des acteurs absolument délicieux.


Le choix d’un prénom est délicat… D’un côté, il ne regarde que les parents et l’enfant qui devra “l’assumer” toute sa vie. Et en même temps, justement, on ne peut pas imposer un prénom trop “lourd” à porter à son enfant. Pour le choix du prénom de mon fils, j’ai tenu à m’arrêter sur quelque chose d’original, sans pour autant que ce soit tiré par les cheveux, voire complètement inventé. Moralité, mon Rasti-Foin porte un prénom qui existe, qui est peu répandu, mais qui est facile à porter, de par la sonorité, l’orthographe ou bien encore l’histoire et la signification –que je n’ai connu qu’après avoir arrêté mon choix-. J’entends tellement de prénoms vraiment particuliers autour de moi, ou avec des orthographes hallucinantes ! Je ne donnerai pas d’exemple pour ne vexer / frustrer / choquer personne, mais il y a des moments où j’ai envie de dire à des parents d’ouvrir les yeux, de se mettre une grande claque dans la tronche et d’essayer de faire marcher leur cerveau. Bref. C’est selon moi un choix qui au final ne concerne que l’enfant, et c’est bien à lui que l’on devrait penser en inscrivant son prénom sur son acte de naissance…

Detachment, c’est une tranche de vie, celle d’un prof remplaçant dans un lycée difficile. Jusque là, rien de bien “original”, Michelle Pfeiffer l’a fait il y a un bout de temps ! Cette fois, le réalisateur est celui d’American History X, à savoir Tony Kayne, et le prof est joué par Adrian Brody. Le film est tourné à la façon d’un docu-fiction, avec la voix-off du personnage principal, des plans sur son visage en pleine “confession”, et des scènes de cours, de vie privée, de craquages, de sourires… Deux jeunes filles croisent plus particulièrement la route de ce prof, l’une, trop grosse et rejetée par son père et ses camarades de classe, et l’autre qui se prostitue pour vivre. Les images sont très belles, simples. Les réactions sont humaines, il n’y a pas vraiment de clichés, le jeu de tous les acteurs sonne juste. J’ai eu du mal à décoller de mon siège quand le générique a défilé sur l’écran. Je suis sorti dehors, il faisait nuit, il y avait un peu de vent et tout était calme… Un samedi soir sur la terre, une tranche de vie ici aussi.

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