Encore une histoire d’allaitement…

Vous commencez à me connaître, –et sinon, petit récap’– je m’en contre-fous de ce que font les gens avec leur môme tant que, bien sûr, ça ne met pas leur vie ou leur santé –physique et/ou mentale– en danger. Perso, j’ai donné le sein à Petit Potam pendant une quinzaine de jours. J’ai dû arrêter parce que j’ai eu une infection bête et donc un traitement un peu costaud. Si infection il n’y avait pas eu, je pense de toute façon que je n’aurais pas tenu. Fatigue, stress, l’impression de ne plus m’appartenir complètement, bref, chacun y verra ce qu’il voudra, c’était juste pas mon truc. Au final, j’ai eu l’impression de partager plus de choses en donnant le biberon que mon sein, et je le conçois, ça venait de moi et de mon manque d’enthousiasme. Là n’est pas le débat. J’ai lu cet article du monde, et honnêtement, ça m’a agacée. C’est un article parmi tant d’autres, oui. Après tout, rien de bien particulier, il s’agit encore d’une étude un peu pourrie, d’une prise de position toute aussi pourrie, etc. Mais celui-là, je l’ai lu. Et donc, je peux en parler.

Je vous le transmets ici en entier, et j’annote au fur et à mesure dans mes petits crochets préférés… Bonne lecture !!

La pratique de l’allaitement varie fortement en fonction du niveau social de mères Dès le titre, un « s » oublié… Aïe.

Le Monde.fr | 18.09.2012 à 09h16 • Mis à jour le 18.09.2012 à 11h37

Par Pascale Santi –Pascale avec un « e », précision intéressante…

L’allaitement reste encore très diversement pratiqué par les Françaises. –J’aime le « encore ». Genre, il y a de bonnes grosses arriérées en France, attention !!– Plus de deux tiers des nourrissons (69 %) sont allaités –les autres, on leur donne direct du Coca– à la maternité (60 % de façon exclusive, et 9 % en association avec des formules lactées –le Coca mélangé au lait ?? Eurk…-), mais ils ne sont plus que la moitié (54 %) à être allaités un mois plus tard, dont seulement 35 % de façon exclusive. –« plus que », « seulement »… Nous sommes déjà dans un négativisme profond. Pourquoi ne pas avoir choisi « ils sont encore » et « dont au moins 35% » ? Mystère… Ou pas !

Tels sont les résultats –interprétés par une journaliste– de l’étude Epifane (Epidémiologie en France de l’alimentation et de l’état nutritionnel des enfants pendant leur première année de vie) publiée dans le Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH) de l’Institut national de veille sanitaire (InVS), mardi 18 septembre.

L’étude est réalisée par l’Unité de surveillance et d’épidémiologie nutritionnelle (Usen) de l’InVS/Université Paris 13 auprès de 3 500 nourrissons nés entre le 16 janvier et le 5 avril 2012 dans 140 maternités. Au final, les résultats ont porté sur 2 936 mères. –L’allaitement ne concerne définitivement que les mères. Les pères ? Des accessoires, voyons ! Leur avis ? Leur soutien ? Pfff ! Laissez-moi rire !– Jusqu’ici, les données étaient anciennes, notamment sur la durée de l’allaitement. –Si les données avaient été récentes, y aurait-il vraiment eu une nouvelle étude ? J’utilisais ce même procédé que j’appellerais « la phrase inutile » dans mes dissert’ de philo…

QUAND LE CONJOINT A UNE PERCEPTION POSITIVE DE LA FEMME QUI ALLAITEAh ben si, on l’a quand même le papa ! Ah non, ce n’est que « le conjoint », pardon…

Fait marquant, la mise au sein est proportionnelle au niveau d’études. Les femmes de niveau d’études inférieur ou égal au baccalauréat allaitent moins que celles de niveau supérieur. L’écart varie de 62 % à 74 % à la naissance, et de 44 % à 62 % à un mois. Les taux d’allaitement sont aussi plus élevés chez les femmes nées à l’étranger. Ils varient également à la hausse selon que les femmes sont plus âgées, mariées, qu’elles n’ont pas fumé pendant la grossesse, ont suivi des cours de préparation à l’accouchement. L’allaitement est également favorisé si la mère a eu un contact peau à peau avec son bébé dans l’heure suivant l’accouchement, et surtout si le conjoint a une perception positive de la femme qui allaite. –LÀ ! Ce sont des résultats, des vrais. Pas des interprétations. Du coup, je n’ai rien à dire, c’est moins drôle, mais à la limite, je préfère…

Ces chiffres ne sont guère élevés, quand on sait que la promotion de l’allaitement maternel figure parmi les recommandations du Programme national nutrition santé (PNNS) et que les instances internationales, comme l’Organisation mondiale de la santé (OMS), préconisent l’allaitement exclusif pendant les six premiers mois de l’enfant. –J’interprète qu’ils font tous super mal leur boulot alors ! Quoi, ça choque quand c’est moi qui le dit ?

La France fait figure de mauvais élèves –faute d’origine– en Europe, le taux d’allaitement à la naissance atteignant 98 % en Norvège. –À croire qu’ils ont besoin de se tenir chaud– Ce taux a toutefois beaucoup progressé dans l’Hexagone, puisque l’allaitement à la naissance n’était que de 37 % en 1972 et 53 % en 1998. –D’où l’intérêt d’espacer un peu ce genre d’études…

Les bénéfices de l’allaitement maternel ne sont plus à démontrer –on y est !!– : il est plus que bénéfique à la santé de l’enfant, notamment pour la prévention des allergies et des infections gastro-intestinales, respiratoires et oto-rhino-laryngologiques, indique le BEH. –Il semblerait que les anticorps de la mère fasse effet pendant 6 mois, sans passer par le lait, juste parce que le bébé a fait un passage dans son utérus, mais ce que j’en dis, je ne suis pas spécialiste de la question moi…– Pour les mères, les suites de couches sont facilitées, avec un moindre risque d’infections et d’hémorragies du post-partum. –et ben j’ai eu du bol !– De même, l’allaitement serait –j’aime beaucoup le mode de ce verbe…– protecteur des risques de cancer du sein pour la mère et de diabète et d’obésité chez l’enfant. Cependant, note la revue, « l’utilisation des formules lactées reste, dans un pays développé comme la France, une alternative tout à fait acceptable pour la santé des enfants ». –mais là, ma copine Pascale n’en fait pas l’apologie.

CIBLER LES « GROUPES À RISQUES »Il n’y a que moi que ça choque cette formulation ??

Conclusion de l’étude : « Des efforts importants en matière de promotion de l’allaitement maternel sont donc nécessaires en France », –j’avais donc bien interprété…– en tenant compte des facteurs démographiques et sociaux. En clair : il faut cibler les « groupes à risques » que sont les jeunes mères et celles de faible niveau d’éducation. –autrement appelée les « cassos' », mais si allez-y madame, au point où vous en êtes…!– Il est aussi recommandé de donner des informations pendant la grossesse, à la naissance et lors du post-partum. –des informations ? Ou bien un curieux sentiment de culpabilité ?

L’allaitement est une question qui taraude nombre de jeunes mères. –« la phrase inutile », le retour.– Si certaines sont sûres de leur choix, elles restent nombreuses à s’interroger avec, souvent, un sentiment de culpabilité de celles qui ne souhaitent pas donner le sein. –avec des articles pareils, on comprend un peu pourquoi, non ?

Les résultats complets de l’étude Epifane sont prévus pour le second semestre 2013. –Ah, parce qu’en plus, Mme Santi interprète des résultats incomplets ?? Bravo !– Ils porteront sur l’alimentation des bébés pendant leur première année de vie, qu’il s’agisse d’allaitement maternel, de laits pour bébés (type, durée, quantités utilisées) ou de la diversification des aliments. –Et genre, tout ça, c’est pas important pour comprendre réellement ce qui pousse les mères à allaiter au sein ou non ??

Pascale Santi –ment de culpabilité ?

Une dernière question, madame… Si une femme utilise un tire-lait pour ensuite donner son propre lait à son enfant, en utilisant donc un biberon… On peut dire qu’elle allaite ou pas ??

Crédits : Who-Is-Child sur Deviantart

Crédits : Who-Is-Child sur Deviantart

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12 réflexions sur “Encore une histoire d’allaitement…

  1. En même temps il y a eu des périodes ou allaiter était « bien », d’autres ou c’était « pas bien ». Et vu que les études vont et viennent, et qu’au final les experts ne sont jamais trop surs…
    Bref ce qui se dit dans la presse à un moment donné, ça ne veut pas dire que ça ne les empêchera pas de dire le contraire dans quelques temps.

  2. L’éternel débat… ;-)
    Perso, l’allaitement coulait de source (c’est le cas de le dire :-) ) mais mal accompagnée et renseignée, j’ai foiré celui-ci avec mon fils… Je l’ai hyper mal vécu, me disant que je n’étais même pas capable de faire comme le plus crétin des mammifères :-/
    Pour ma fille, j’ai mis toutes les chances de mon côté, et bien m’en a pris, car là encore, je me suis heurtée à pas mal d’écueils… mais j’ai tenu bon et… elle a eu 4 ans en juillet et je l’allaite toujours ♥
    Alors, oui, les femmes qui n’allaitent pas (ce qui est leur droit, hein !) sont peut-être en ce moment, montrées du doigt… mais celles qui allaitent plus longuement (ce qui faisait d’ailleurs autrefois !!!) le sont aussi, je te rassure !!!!!!!!!
    Pour avoir vécu le avec biberon et le sans biberon, je peux simplement tirer certaines conclusions :
    – ma fille n’a quasiment jamais été malade, au contraire de mon fils.
    – elle est nettement moins difficile question alimentation, certainement parce que le lait maternel est chaque jour différent,
    – elle est cependant plus scotchée à moi, mais est-ce une question de caractère ou d’allaitement ?
    – on a apprécié le « zéro logistique » que représente l’allaitement : pas de biberon à préparer, pas de panique à l’idée de ne pas trouver de quoi chauffer l’eau quand on va quelque part, le côté « on peut partir partout à l’improviste », impossible avec les biberons…
    – c’est sûr : le départ est purement et simplement de l’esclavagisme : on ne s’appartient plus, on appartient à un petit être collé à vous comme une moule à son rocher… mais ça passe et finalement, on ne s’appartenait déjà plus 9 mois avant ;-)

    Si 3ème il y a, alors, oui, sans hésitation aucune, je repars pour l’allaitement, parce que je trouve ça merveilleux ! Mais je comprends tout à fait qu’on puisse trouver ça rétrograde ou qu’on n’aime pas ça ;-)
    Il ne faut toutefois pas perdre de vue que dans certains pays, le lait maternisé n’existe pas, donc la question ne se pose même pas ;-) … et que quand des grands prématurés naissent, ils ne peuvent survivre que grâce aux dons de laits maternels.

    Le pour, le contre, l’éternel débat ;-) Mais l’essentiel n’est-il pas d’avoir un bébé en bonne santé, des parents épanouis et une famille heureuse (comment ça je crois aux Bisounours ? Mais oui, Madame ;-) !!!)

    • Je n’ai pas dit que les femmes qui donnent le sein ne sont pas montrées du doigt, au contraire ! Elles le sont autant, et c’est ce qui me désole. Quoi que tu fasses, il y aura toujours quelqu’un pour te juger. Et ça, ça me gonfle.
      (Juste pour info : mon fils n’est jamais malade, aime tout ce que je lui mets dans son assiette, et je n’ai pas aimé non plus ne pas aller seule aux toilettes pendant ces 9 mois de grossesse ^^ Alors franchement, qu’est-ce qu’on va gonfler les mères allaitantes au sein et les autres, bref, les mères en général ?? ;))

  3. Ah ui, juste une précision : je n’ai jamais tiré mon lait ! Quelle horreur que ce truc… j’aurai eu l’impression d’être une vache laitière en partance pour la traite !!!
    Et puis, même le meilleur des tire-lait ne reproduit pas le mouvement de succion d’un bébé… ce qui concrètement veut dire que l’on tire très très peu de lait par rapport à un bébé qui tète au sein, et donc qu’au final, les mamans qui l’utilisent régulièrement, voient leur production de lait diminuer de façon énorme… et abandonnent l’allaitement…

    • (J’ai tiré mon lait pour ne pas culpabiliser de ne pas donner mon lait à moi car n’aimant pas donner mon sein… Une grosse erreur :/)

  4. Alors moi je ne suis ni pro, ni anti, et j’avoue que je ne sais même pas quelle sera ma position quand le jour viendra. Je trouve juste qu’on devrait respecter le choix de chaque Maman, et ne pas la culpabiliser (et même la faire souffrir : ne pas s’occuper d’elle alors qu’elle n’allaite pas et a des montées de lait… par exemple :|) pour l’un ou l’autre de ses choix. J’ai plusieurs amies qui ont des expériences un peu farfelues et je trouve ça juste dingue, alors que pour moi, c’est le moment où une Maman a le plus besoin d’attention.

  5. Eh bien moi, mon avis c’est que…… non je déconne. XD

    J’ai du mal à me sentir concernée par ce genre de débat (étonnant), mais j’aime bien quand les gens prennent partie contre les bien-pensants qui savent toujours tout mieux que tout le monde (jusqu’à la prochaine étude démontrant l’inverse de ce qu’ils prônaient, leur faisant retourner leur veste plus vite que la lumière pour rester bien-pensants)…

    Donc j’aime bien cet article. =p

  6. Moi, je suis plutôt d’avis de dire que c’est une question de mode… Depuis quelques années, il FAUT allaiter ! Et quand tu es un peu indécise (comme moi pour mon 1er), ils font pencher la balance du côté « allaitement » (quitte à te culpabiliser), ce que j’ai fait, et pas forcément bien vécu (l’impression d’être une vache, le réveil la nuit que pour moi et les pleurs du petit qui n’avait pas assez à manger…). Bref, pour la 2ème, j’ai recommencé pour lui donner quelques anticorps supplémentaires (je ne sais pas si ça a été efficace), mais seulement quelques semaines et sans me prendre la tête ! Et quand j’ai repris le boulot à 2 mois et demi, je l’ai sevré en quelques jours et je suis passée au biberon avec plaisir.
    Mais je ne regrette pas cette expérience, même si je n’ai jamais senti de communion mère-enfant pendant ces moments-là.
    Encore une fois, je rejoins le groupe des « laissez faire les mères, selon leur désir, et aidez-les à bien vivre leur choix »!

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