Big Balloon

J’ai fait un tour en montgolfière. Ça paraît simple dit comme ça… Et pourtant !

J’ai participé à un concours organisé par la région Centre, et contre toute attente, j’ai gagné. Il me fallait donc réserver ma place à bord d’une nacelle avant le 30 septembre. Comme un boulet, j’ai failli oublier. Mais heureusement, j’ai eu un sursaut la semaine dernière…

J’ai téléphoné mercredi après-midi, on m’a annoncé un départ vendredi matin à 7h30 à Chaumont sur Loire. Cool ! L’organisation a été des plus folklo ! Entre covoiturage, recherche d’un canapé, soit sur Blois, soit sur Tours, horaires devant obligatoirement concorder et tout le toutim, j’ai cru virer chèvre ! Mais tout s’est finalement bien goupillé…

Jeudi en fin d’après-midi, j’ai retrouvé un sympathique jeune homme devant la gare d’Orléans pour qu’il me conduise jusqu’à Tours –merci covoiturage.fr !– La balade fut fort sympathique, voiture confortable, conversation intéressante, le tout pour pas cher, je recommande vivement. Je suis arrivée pile à temps pour sauter dans un train direction le petit bled de ma pote DidiE, qui m’avait gentiment proposé de m’héberger, vu que je galérais grave à trouver un lieu où m’abriter la nuit venue sans avoir à faire un feu de camp pour me tenir chaud. Bref, n’ayant pas eu le temps de manger, nous pensions me faire une petite casserole de pâtes. Que nenni !! Une assiette magnifique se tenait sur la table à notre arrivée : salade, tomates cœur de bœuf du jardin, lamelles de jambon, persil, assaisonnement parfait. Et en dessert, une crème au chocolat encore tiède… Un délice !

Après avoir regardé un bout de je-ne-sais-plus-quelle-émission-culinaire-qui-m’aurait-presque-redonné-faim, –il y en a tellement dont j’entends parler que je ne me rapelle même plus celle qui passe le jeudi soir sur TF1 ! Et comme j’ai la flemme de regarder sur un quelconque programme télé… Libre à vous d’aller vérifier ! Quoique vous connaissez sans doute déjà en fait, je dois être une des rares personnes à vivre autant dans une grotte… Quelle longue parenthèse !– je suis allée me coucher. Et j’ai rapidement éteint la lumière après qu’une vilaine bête à 8 pattes se soit amusé à courir sur ma couette ! Ben oui, les maisons de campagne réservent leur lot de surprises ! –bon, perso, je préférais le petit plat délicieux du paragraphe précédent, mais enfin– Toujours est-il que j’ai lutté pour ne pas aller me blottir dans les bras de ma DidiE, bien calée sous sa couette à elle. Mais je fus forte. Et je me suis juste cachée sous la mienne en tremblant de tous mes membres.

Le réveil a sonné à 5h55 je crois et c’est un peu dans le pâté que je suis allée faire mes ablutions matinales. Petit déjeuner en famille, paisible, avec comme un air de vacances… Et hop ! Dans la DidiE-mobile, direction la gare ! Je n’ai pas loupé le train. Ni le changement de gare. Ni l’arrêt final. Une fois arrivée au lieu de rendez-vous montgolfiérin, un routard est venu m’accueillir avec sa Laguna-cracra et son couple d’américains. Nous avons retrouvé son collègue et son 4*4-cracra ainsi qu’un trio d’australiens. On m’annonce alors, avec un sourire en coin, un vol anglophone…

La suite, demain.

Oui, je sais, c’est cruel.

Mais c’est comme ça. =)

L’heure des comptes

Et donc, Jim Laboulette décrocha un taff’.

Début octobre, je me retrouverai à un poste d’assistante de vie scolaire auprès d’enfants handicapés. En gros, pour ceux qui ne connaissent pas, je vais accompagner deux enfants handicapés en classe et les aider à accomplir certaines tâches. Il s’agit d’un contrat aidé, 24 heures hebdomadaires, sur une durée de trois ans si tout va bien. Éventuellement renouvelable.

Sauf que, bien entendu, mes APL et mon RSA risquent de s’en trouver sérieusement diminués, selon quelques infos que j’ai pu choper sur le net. Petit moment de panique ce matin. Je me suis alors renseignée plus officiellement sur ce que cela allait engendrer, et non, je ne devrais normalement pas être plus dans le caca que d’habitude. Peut-être même un peu moins ! Enfin… Vu qu’il faut que je finisse de payer mes dernières heures de conduite, que j’achète ma voiture, que je paie l’essence et l’assurance, ainsi que les frais de scolarité pour l’année à venir, ça risque de revenir au même, –du moins, pendant quelques mois, le temps de redresser la barre– mais enfin. Si j’ai besoin de 40euros de rab’, je laisserai la voiture au garage pendant une quinzaine de jours et puis voilà ! –optimisme, quand tu nous tient…

Photo : Andreregitano sur Deviantart.

La ptite bête qui monte !

10 juillet : je passe mon code, et contre toute attente, je l’obtiens.

13 août : mon dossier est accepté à la fac pour passer une licence par correspondance.

27 août : je passe mon permis, et contre toute attente, je l’obtiens.

30 août : j’ai un nouveau frigo, ma cuisine n’est plus inondée par l’ancien qui fuyait à cause d’un joint de porte super naze.

2 septembre : on me propose de me vendre à très bas prix une petite voiture bien chouette, et bien sûr, j’accepte.

10 septembre : je passe un entretien.

11 septembre : j’ai un boulot.

28 septembre : Dex part s’installer à plus de 350km d’ici, pour une formation d’un an, qui lui permettra d’évoluer professionnellement.

Dans la vie, on ne peut décidément pas tout avoir, et il faut savoir se contenter de ce qu’on a tant qu’on l’a. Alors oui, je suis contente de ce que j’ai réussi à décrocher. Et je suis contente que Dex ait décroché cette formation : 12 candidats retenus sur 90, plutôt pas mal, non ?

Photo : Pandaen sur Deviantart.

En cloque, mode d’emploi

Hier soir, il n’y avait vraiment rien de passionnant à la télé, même pas une petite série du style Les Experts Machin-chose ou FBI, portés disparus. Bref, la grosse loose. J’avais bien enregistré deux-trois trucs préalablement, mais rien ne me tentait particulièrement. Et puis, j’ai vu que sur Téva passait ce film… En cloque, mode d’emploi. Une comédie romantique, parfait pour l’humeur du moment !

En cloque, mode d’emploi, c’est l’histoire d’une jolie demoiselle à qui la vie sourit qui va fêter sa toute nouvelle promotion en boîte avec sa sœur. Elle y rencontre un type genre T-shirt large, jean’s, pas mal geek et fumeur de joint. Un coup dans le nez, et hop ! Ça dérape ! Le lendemain, elle l’expédie hors de  sa vie devant un café fumant. Sauf que, quelques semaines plus tard, la donzelle vomit tout ce qu’elle peut, fait pipi sur une quinzaine de languette et se rend enfin compte qu’elle est enceinte… Bref, ces deux-là vont se retrouver et prendre la décision de garder l’enfant, et de tout faire pour que ça marche entre eux.

Dès le départ, je me suis dit : bof. Une comédie romantique, ça va me détendre, mais sans plus. Oui mais voilà. J’ai ri. Je me suis reconnue. J’ai reconnu mon homme. J’ai adoré certaines répliques. Les gamines sont trop choupinettes. J’ai aimé le point de vue masculin complètement paumé mais qui assume. J’ai adoré qu’on ne tourne pas au ridicule une femme enceinte qui pète un câble mais qui essaie de sauver la face. J’ai kiffé entendre une femme dire (presque) autant de gros mots à la suite lors d’une scène d’accouchement. Et le gynéco asiatique est juste magique.

Bref, ce n’est peut-être pas le film de l’année, mais je le reverrai avec plaisir !

Ça, c’est fait. La suite.

Je t’ai attendue, toi ! Lundi, on m’annonçait ton arrivé dans « 48 heures maximum ». Mais tout le monde me disait que « ça va plus vite, en général, tu as ta réponse le lendemain ». Sauf que voilà, toi, tu as pris ton temps.

Lundi soir, j’ai eu du mal à m’endormir. Dans la nuit, j’ai rêvé… J’ai retracé tout le parcours, en ajoutant des STOP virtuels que j’aurais grillé, des limitations de vitesse que j’aurais dépassées, en plus de ce coup de volant à trente secondes de couper le moteur.

Mardi, rien. Mais je savais déjà que tu ne m’annoncerais pas une bonne nouvelle. J’étais… effondrée, on peut le dire. Bro’Brun a tenté de me remonter le moral, mais rien n’y a fait. La fin du monde, tu visualises à peu près ?

Mercredi, mes espoirs s’écrasent au sol. Je crois même qu’ils commencent à creuser pour se rendre chez le voisin du dessous. Imagine la tronche de mon voisin !

Jeudi, je me prends à croire que peut-être, éventuellement, sur un malentendu… Des fois que… On ne sait jamais… Bon, au fond de mon petit cœur, je SAIS que ce n’est pas possible, et que c’est bien une mauvaise nouvelle que tu m’apporteras… Un jour. Puisque pour l’instant, aucun signe de toi. Visiblement, on ne t’a même pas déposée dans un bureau de poste !!

Vendredi, je cours au rez-de-chaussée, je sais de source sûre que le colis que j’attends est arrivé ! J’ouvre ma boîte, fébrile, je prends mon petit colis, et je te trouve là, glissée, cachée en-dessous, timide, gênée et presque rougissante. Je t’attrape et fais mine de rien. Après tout, mon colis est là, et toi tu n’arrives pas au bon moment. Avant l’heure, ce n’est pas l’heure. Après l’heure, ce n’est plus l’heure. Je me promets de ne te décacheter qu’après avoir admiré mes petits achats. Et si je me faisais infusé un thé aussi ? Et puis, j’ai des courses à faire, après tout, tu m’as fait poireauté un bout de temps ! Chacun son tour !

J’entame l’ascension de mes cinq étages, à pied, tranquillement, presqu’en sifflotant. Mais je surprends mes jambes en pleine accélération, et je finis par sauter de marche en marche, en te serrant de plus en plus fort dans mes doigts, des « s’il te plaît s’il te plaît » coincés entre mes dents, comme si ils pouvaient encore changer quelque chose.

J’ai claqué la porte derrière moi, j’ai jeté mon colis sans aucune importance désormais, STOP.

J’ai doucement décollé ton rabat. Je n’ai rien déchiré malgré mes tremblements. J’ai sorti le papier que tu contenais…

J’ai hurlé. J’ai appelé mon Bro’Blond. J’ai pleuré. Je n’en revenais pas.

Je suis Jimmy Laboulette. J’ai 27 ans. Il me manque quelques dents. Mais j’ai mon permis. 

Ça, c’est fait.

Je suis arrivée en avance. Il y avait plein de jeunes stressés. Je l’étais aussi, vous me direz. Vous êtes arrivés dans une voiture estampillée « auto-école », côté passager. Vous êtes descendue avec votre gros carnet, votre sac, votre air pressé et j’ai tout de suite pensé que j’espérais ne pas monter à côté de vous. La voiture est repartie sans vous. Celle de mon auto-école à moi est  arrivée, conduite par une monitrice que je ne connaissais pas. La seule avec qui je ne suis jamais montée. La seule qui ne m’a jamais vue. Elle m’apprend que je suis la première à passer des trois candidats présents, de la même enseigne que moi. Je suis un peu soulagée, je n’aurais pas à attendre que mon taux de stress crève le plafond. Vous êtes ressortie du bâtiment, vous êtes passée devant moi sans un regard, la monitrice était au téléphone, vous l’avez ignorée. Vous êtes allée saluer un collègue et vous êtes revenue près du véhicule. Votre regard ne m’a même pas effleuré, vous n’avez absolument pas réagi à mon « bonjour » souriant malgré la pression. Vous avez serré la main de la monitrice qui s’est excusée d’avoir eu l’outrecuidance d’être au téléphone quand vous êtes arrivée à sa hauteur la première fois. Vous n’avez pas relevé et êtes montée dans la voiture sans un mot pour moi. Je me suis installée : réglage du fauteuil, rétroviseurs intérieur puis extérieurs. « Vous avez votre carte d’identité ? » J’ai reculé mon siège pour attraper mon sac déposé à l’arrière du véhicule, j’ai attrapé mon « livret d’apprentissage », j’en ai sorti ma carte nationale d’identité. À votre demande express, j’ai tendu mon enveloppe « MAX ». Je vous ai demandé si il vous fallait ma convocation ou mon livret, votre réponse fut très simple « Non. » Je n’ai pas insisté. Vous avez jeté ma carte d’identité vers l’arrière, c’est la monitrice qui l’a ramassée sur le sol pour la poser sur mon sac.

« Ça y est ? Vous êtes installée ? » –toujours sans aucune sympathie– « Oui, c’est bon. » –toujours avec ma bonne humeur, mais déjà un peu moins d’assurance face à ce joli mur brun aux yeux clairs– « Vous mettez le contact et on y va ? » J’ai mis le contact et on y est allée. À gauche. Je n’avais pas la visibilité, une berline était garée n’importe comment, mais j’ai géré. Je n’étais pas super assurée dans les premiers mètres, mais j’ai géré mes contrôles, mes arrêts, mes passages de vitesse, mes distances de sécurité, ma vitesse,… Vous m’avez proposé un créneau à droite. J’ai serré un peu trop la voiture stationnée et vous me l’avez fait remarqué, la marche arrière est mal passée –c’est chose courante sur ce modèle…– et tant bien que mal, j’ai réussi un beau créneau bien rangé. J’étais en train de remettre mes roues droites, je m’apprêtais à mettre le point mort et le frein à main pour vous signifier que j’avais terminé ma première manoeuvre avec succès, mais vous ne m’avez pas laissé le temps et demandé de repartir « dès que ce sera possible ». Je suis repartie sans encombre.

Nous avons pris la direction de la rocade. Voie d’insertion, nickel. J’ai fait mes contrôles pour effectuer un dépassement, mais au moment où j’allais me lancer, vous m’avez prévenue que nous sortirions à la prochaine sortie, celle que le panneau venait juste d’indiquer. J’étais en train de comprendre votre façon de faire : me prévenir au dernier moment de la direction à prendre –y compris dans les ronds-points, pratique pour emprunter la file de gauche ou de droite selon la sortie…-, et je me suis sentie me liquéfier sur place. Pourtant, là encore j’ai géré la voie de décélération, comme pour vous faire un pied de nez genre « Ahah ! T’as voulu me coincer ? Ben mange-toi ça ! » La monitrice à l’arrière ne disait plus rien, je sentais comme une tension un peu bizarre dans l’habitacle…

J’ai adapté mon allure à la circulation urbaine. Passer de 90 à 50 en quelques secondes, ça n’était pas mon fort avec Brushing-Boy, mais avec vous, j’y ai pris garde, je sentais que vous ne me laisseriez rien passer. Je profitai d’un feu qui peinait à passer au vert pour respirer à fond et me rassurer mentalement. Je n’avais commis aucune faute éliminatoire, j’avais manqué de punch à un moment, mais je m’étais rapidement reprise. J’attendais les questions intérieur et extérieur, et la deuxième manoeuvre que je pourrais choisir. J’attendais que vous me demandiez de suivre un itinéraire pour être totalement « autonome pendant cinq minutes » aviez-vous dit. Mais j’ai vu que vous me faisiez reprendre le chemin du centre d’examen. Ça ne faisait qu’à peine 20 minutes que je roulais, j’avais en théorie droit à 35 minutes, j’avais droit à un examen complet, pas à une espèce de truc vite-fait parce que vous n’aviez pas le temps aujourd’hui !

Et pourtant. « Vous rentrez sur le parking d’examen s’il vous plaît, en faisant attention aux cônes de signalisation. » Vous m’avez demandé d’effectuer une marche arrière en ligne droite alors qu’il y avait trois voitures en plus de la nôtre sur ce minuscule parking et environ 15 personnes. Je n’avais pas eu la place de remettre mes roues droites à cause du peu d’espace dont je disposais en entrant, mais j’entamai ma seconde manoeuvre imposée elle aussi. Doucement pour justement bien me repositionner avant d’accélérer. Mais ça ne vous a pas convenu pas et vous m’avez demandé directement de mettre un « bon coup d’accélérateur » « pour ne pas traîner ». J’ai réajusté mon volant en route, exactement comme je l’avais déjà fait plusieurs fois avec Brushing-Boy et même son collègue plus âgé le Cow-Boy,  mais là encore, vous ne m’avez pas laissé aller au bout des choses… Et vous avez touché le volant.

Point mort. Frein à main. Coupe le contact. « Montrez la commande de l’avertisseur sonore. » puis « Vérifiez l’état et la propreté du pare-brise ». Mes réponses n’ont pas eu l’air de vous satisfaire. Et pourtant, je n’ai fait que répéter et suivre les instructions du manuel fourni par mon auto-école, j’ai vérifié en rentrant chez moi. « Votre examen est maintenant terminé, vous descendez du véhicule, vous recevrez votre réponse sous 48h. » Le tout sans un sourire, sans un regard. Rien. Nada. Que dalle. Je vous ai souhaité une bonne journée, mais vous n’avez même pas pris la peine de me répondre.

Extrait du « livret d’apprentissage » :

L’inspecteur su permis de conduire et la sécurité routière

[…] Il a été recruté sur concours, et a suivi une formation professionnelle approfondie. Il a notamment reçu les notions de psychologie nécessaire pour que l’examen se déroule dans les meilleures conditions.

L’examen

Tous les acteurs doivent concourir à son bon déroulement :

– l’inspecteur, en mettant à l’aise le candidat;

[…]

 

Un coeur de sportive ?!

Je suis allée chez le médecin pour un truc bizarre, les oreilles qui bourdonnent sans cesse, une hyper-sensibilité au bruit, une impression de voile sur le tympan. Le truc chiant, dû à une rhino-truc allergique. Mais là n’est pas le sujet. Ledit médecin a prit ma tension et mon rythme cardiaque.

Je ne suis pas sportive pour deux sous. Je marche tous les jours, entre vingt minutes et une heure, d’un bon pas. On me dit souvent que je suis énergique, qu’on a du mal à me suivre. En plus de ça, je monte et descends en sautillant mes cinq étages très souvent. Je préfère mes pieds aux transports en commun. Je profite de mes longues journées de chômage pour me balader en ville, en bord de Loire, je vais chercher mon fils en marchant…

J’ai un rythme cardiaque à 48. Genre sportif de haut niveau.

Et je compte reprendre des cours de danse, genre zumba, une heure par semaine, puisque c’est la mode et que je n’en entends que du bien. Si je descends à 30, je paie le champagne !

Photo : Zamoht sur Deviantart.